mercredi 25 juin 2008
La directive de la honte construit les geôles de l’Europe forteresse !
Le Mouvement des Jeunes Socialistes s’indigne de l’adoption par le parlement européen de la directive retour ou directive de la honte.
Première mesure de codécision de l’UE en matière d’immigration, la directiv
e ne traite que de la répression à l’égard des sans papiers et illustre une conception de l’UE bien éloignée des valeurs fondamentales de l’Europe. Le MJS accuse les parlementaires européens et les gouvernements qui ont approuvé la directive d’utiliser l’argument de l’harmonisation des règles à des fins exclusives de répression des personnes sans papiers. Censée harmoniser les pratiques dans l’UE, la directive votée s’aligne en fait sur les standards européens les plus répressifs, incitant de fait la plupart des Etats à adopter des réglementations plus dures pour les personnes sans papiers.
En prévoyant une rétention pouvant atteindre 18 mois, il porte en lui une logique inhumaine : la généralisation d’une politique d’enfermement des personnes étrangères. Lorsqu’on sait d’expérience que l’éloignement d’un étranger intervient dans les dix premiers jours de sa détention, il est évident que l’utilisation d’une durée si longue vise à punir et à contrôler. Cette directive instaure, également, une interdiction pour 5 ans de revenir en Europe pour toutes les personnes renvoyées. Elle ne peut que créer des situations absurdes et inacceptables en éloignant pour une durée très longue des personnes qui plongent nécessairement dans la clandestinité celles et ceux qui voudraient revenir.
Symbole d’une conception ultra réactionnaire de l’Europe, insulte faite au Monde entier, la directive construit les geôles de l’Europe forteresse. Illustration la plus grave de cette dérive honteuse, les personnes vulnérables (femmes enceintes, personnes âgées, malade, victimes de tortures) et les mineurs, jusqu’alors protégées, sont concernés, au même titre que les autres, par la directive.
Le MJS demande la mise en œuvre d’une vraie politique d’immigration pour l’UE en concertation avec les pays concernés. L’Europe avait besoin hier des immigrés, elle en aura besoin demain pour des raisons tant économiques que démographiques. Elle doit également être une terre d’accueil porteuse d’une vision ouverte sur le monde et protecteur des libertés fondamentales.
Cette directive qui ne peut inspirer que de la honte et du dégoût doit être abrogée.
mardi 17 juin 2008
Travailler moins et travailler tous pour vivre mieux
Le Mouvement des Jeunes Socialistes soutient la mobilisation des salariés du 17 juin 2008 sur la durée légale du travail et les retraites. Les mesures annoncées par le gouvernement menacent des décennies de conquêtes sociales, hypothèque l’avenir d’un modèle social solidaire, en même temps qu’il méprise le dialogue social.
En autorisant des accords entre partenaires sociaux permettant le dépassement du quota légal d’heures supplémentaires hebdomadaires dans les entreprises, le gouvernement enterre les 35 heures et casse la durée légale du travail, fruit de près d’un siècle de combats et de dialogue. La France revient à une situation antérieure à la loi du 23 avril 1919 qui installait la semaine de 48 heures et la journée de 8 heures.
Le MJS dénonce également la signature du gouvernement de la directive européenne qui autorise les salariés à travailler jusqu’à 65 heures par semaine. Le droit du travail devient un no man’s land juridique où le patron est seul maître du temps de travail des salariés. Cette politique oblige les salariés à travailler plus, n’augmente pas les salaires et n’encourage pas l’emploi des salariés qui en sont privé.
S’agissant des retraites, le gouvernement reste sourd aux revendications du mouvement social et s’entête à ne proposer que l’augmentation du nombre d’annuités cotisées. Il feint d’ignorer le chômage des seniors, les difficultés d’insertion des jeunes, la faiblesse des salaires et des pensions. D’autres solutions existent : suppression d’exonérations de cotisations, augmentation des cotisations, modulation en fonction de la pénibilité du travail.
En ignorant les partenaires sociaux, le gouvernement fait la preuve de son mépris du dialogue social et dévoile la vraie nature de ses intentions : casser toutes les protections sociales quelle qu’en soient les conséquences pour le plus grand nombre.
Le MJS défend une autre voie pour lutter contre le chômage, la précarité et pour le progrès social : celle du travailler moins pour travailler tous et vivre mieux.
lundi 9 juin 2008
La France d'avant !
Depuis un an, notre omniprésident et son gouvernement cherchent à donner l'illusion de la rupture, de la modernité. Mais cette droite “décomplexée” ne nous donne qu'un retour à la “France d'avant” : celle où l'individualisme prime, celle où les droits sociaux n'existent plus...
Quarante ans après mai 68, ils veulent tout liquider jusqu'à notre modèle social pourtant cité en exemple à l'étranger. Mais nous ne sommes pas la Gauche archaïque qui refuse la modernisation comme ils veulent bien le faire croire, nous militons pour le progrès !
Le progrès, c'est : la réduction des inégalités
Les mesures prises par la droite depuis un an sont effectivement une rupture : une rupture avec le mouvement de réduction des inégalités initié depuis la guerre ! Le combat pour l'égalité est loin d'être archaïque. Nous devons nous battre pour l'émancipation pour tous en donnant à chacun le droit et les moyens de faire ses choix de manière autonome à chaque moment de sa vie.
Le progrès, c'est : promouvoir la laïcité
Nicolas Sarkozy a remis au goût du jour l'idée que la démocratie a besoin de la religion pour régenter l'ordre social. Cette conception réactionnaire et cynique de la société ne nous convient pas car la démocratie est fondée sur un autre idéal : celui du vivre ensemble et de la citoyenneté. Nous devons nous battre contre les attaques à la laïcité car c'est la garantie du lien social !
Nous ne serons pas la génération sacrifiée !
Nous exigeons un droit à l'avenir !
Nous faisons le choix de la résistance à cette droite et de la construction de l'alternative à gauche !
Parce que la réforme doit être synonyme de progrès social, toi aussi, engage-toi ! Pour une juste répartition des richesses, pour une allocation autonomie, pour une éducation de qualité, pour des services publics forts, pour une augmentation des salaires, pour mettre fin à la crise du logement ! L'avenir, c'est toi. L'avenir, c'est nous ! Rejoins-nous !
mercredi 4 juin 2008
Gratification des stages en formation de travail social : le mouvement s’amplifie
Le mouvement des Jeunes Socialistes soutient le mouvement des travailleurs sociaux en formation (TSF). Depuis huit semaines les TSF (assistants de service social, éducateurs spécialisés, éducateurs de jeunes enfants, éducateurs techniques spécialisés...) se mobilisent dans toute la France pour lutter contre le danger de ne pouvoir valider leur Diplôme d’Etat.
Le décret du 31 janvier 2008 impose la gratification des stages de plus de trois mois dans le secteur privé. Même si ce dernier peut sembler être une avancée pour les TSF, il ne s’applique à tous et dans tous les secteurs. Suite à l’application de ce décret en cours d’année scolaire sans avoir été concerté, les stages d’un grand nombre de travailleurs sociaux en formation sont refusés ou suspendus faute de moyens.
Le diplôme des (TSF) est remis en question car les employeurs du secteur social n’ayant pas obtenu le financement pour la gratification, ont décidés le gel de tous les stages de plus de 3 mois. La conséquence pour tous les TSF pourrait être qu’aucun diplôme ne puisse être validé car ces stages sont obligatoires dans leur cursus. Aussi, les TSF (souvent en situation précaire) ne peuvent pas se permettre de reculer de quelques mois leur entrée sur le marché du travail (arrêt des bourses, emplois dès juillet...).
Au fil des assemblées générales, le mouvement s’intensifie et construit des revendications qui vont bien au delà des premières exigences. Ils demandent donc le paiement des stagiaires par l’intermédiaire des centres de formation ou des DRASS afin de favoriser l’égalité d’accès aux lieux de stages et la reconnaissance des diplômes d’Etat d’AS, ES et EJE au niveau bac + 3 (licence). Enfin, Conscients que la gratification est un premier pas pour les TSF, ils s’opposent néanmoins à la mise en place du décret et demandent une concertation tripartite.
Jeunes socialistes, nous soutenons ces revendications et appelons le gouvernement à une concertation avec les TSF, les écoles de travail social et les sites accueillants des stagiaires.
Le 16 avril 2008 a débuté une marche de 15 jours entre Lille et Paris pour trouver une issue au problème de la gratification des stages dans les formations du social. Le 30 avril, ils ont été reçu par la DGAS mais cela n’a pas abouti.
A l’occasion des assises du social à la Sorbonne aujourd’hui, mardi 13 Mai 2008, une manifestation sera organisée à 13H place Denfert Rochereau pour ensuite rejoindre les assises.
Le Mouvement des Jeunes Socialistes reste vigileant sur cette mesure et apporte son soutien à cette démarche.

