Le blog des Jeunes Socialistes Gersois

Dans le Gers, le mouvement des jeunes socialistes est la 1ère organisation politique de jeunesse. Nous vous proposons de suivre notre actualité, nos réflexions, nos actions. Si tu veux faire changer la politique et la société, engage toi !

vendredi 31 octobre 2008

Chez Nicolas Sarkozy, on rase gratis !

A l’occasion de son déplacement à Rethel, Nicolas Sarkozy s’est enfermé dans une vision incantatoire de l’économie, en se contentant de faire des annonces sans préciser où trouver les fonds nécessaires à leur mise en œuvre et sans évoquer le fait que ces mesures, toutes prévues pour l’an prochain, ne sont toujours pas intégrées au projet de loi de finances pour 2009, ajoutant encore à son insincérité.

En basant son nouveau plan sur les prétendus apports du « travailler plus pour gagner plus », le Président de la République persiste à s’engager dans une voie inefficace économiquement (les exonérations d’heures supplémentaires ont eu un impact économique nul selon le Président de la Commission des finances Didier Migaud) et injuste socialement.arton1311_200x150

Le chef de l’Etat choisit d’enfermer les salariés dans le dilemme de l’augmentation du pouvoir d’achat à coup d’heures supplémentaires et de travail dominical, sans évoquer une seule fois la question des salaires et de leur nécessaire revalorisation.

Nicolas Sarkozy a aussi annoncé l’augmentation du nombre de contrats aidés. Alors que le faible nombre de contrats aidés supplémentaires (100 000 de plus en 2009) ne sera pas suffisant pour faire face à la remontée du chômage, cette annonce tient plus du « pétard mouillé » que d’une véritable politique publique de l’emploi.

Le président a également évoqué la possibilité d’une indemnisation forfaitaire pour les jeunes de moins de 25 ans, mais qui serait déduite des droits à venir. Le MJS sera particulièrement vigilant sur cette mesure, qui considèrerait les jeunes comme des salariés de seconde zone.

Enfin, en proposant une intensification de la lutte contre la fraude en matière de chômage, Nicolas Sarkozy affirme sa volonté d’exercer son contrôle des dépenses publiques sur les seuls « chômeurs fraudeurs », alors même qu’il n’a demandé aucune contrepartie aux banques, qui se sont déjà vues doter de plus de 10 milliards sur un fond total de 360 milliards. Comment, en ayant refusé d’entrer au capital des établissements bancaires, serait-il possible pour l’Etat de les sanctionner ? Nicolas Sarkozy a une fois de plus choisi son camp : celui du clientélisme et des discours incantatoires.

L’ampleur de la crise appelle à une réorientation de l’économie pour la mettre au service des citoyens, le MJS défend donc la mise en place d’un nouveau modèle de développement, qui s’appuie notamment sur :

- Une meilleure répartition des richesses
-Une re-réglementation du monde de la finance
- Le retour de la puissance publique dans l’économie
- La mise en place d’institutions internationales démocratisées
- Une réorientation de la politique européenne

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jeudi 16 octobre 2008

Crise financière : Ils ont fait tapis, à nous de reprendre la main !

arton1309_200x150Campagne de sensibilisation, réunions publiques, actions coup de poing... le MJS engage la riposte ! Ce sont les citoyens qui devront assumer les conséquences dramatiques d’une crise qui n’est pas le fruit du hasard mais la conséquence directe de la dérégulation et du laisser-faire. C’est pourquoi nous appelons les citoyens à manifester leurs droits : ils ont fait tapis, à nous de reprendre la main !

Notre génération voit son avenir joué au poker.

Le MJS a décidé d’expliquer les enjeux de cette crise partout et notamment aux citoyens en situation précaire pour mettre en avant la nécessité d’une réappropriation démocratique du champ économique. Une campagne de sensibilisation est lancée et des réunions publiques se tiendront un peu partout dans les jours à venir, avec pour mot d’ordre : « leur business, c’est nos affaires ! »

Les milliards injectés ne règlent pas le coeur de la crise dont l’origine et les effets sont l’augmentation sans cesse des inégalités dans la société. L’intervention de l’Etat pourrait se faire au bénéfice d’investissements utiles pour l’avenir et d’une meilleure répartition de la richesse créée.

Qu’en est il des citoyens qui voient leurs conditions de vie se dégrader et le coût de la vie augmenter sans cesse ? Si la puissance publique répare les dégâts d’un système incohérent qui la met au pied du mur, n’est-il pas logique qu’elle change la donne et décide enfin de protéger ces citoyens qui ne demandent qu’à vivre dans la dignité ? Notre génération avance dans la vie comme on affronte un parcours du combattant, les embûches sont multiples : mal logement, précarité, chômage, casse des services publics, restriction des libertés...

Nous entendons chaque jour l’annonce de réinjections de montants astronomiques pour réparer les dégâts du monde financier, nous sommes donc en droit de demander des comptes sur les moyens qui seront mis à disposition pour permettre à notre génération de construire son avenir. C’est le message que feront passer les militants du MJS en organisant des actions coup de poing dans plusieurs villes devant des lieux symboliques.

Des solutions existent pour ouvrir la voie vers un autre modèle de développement, la puissance publique doit assumer ses responsabilités et c’est à nous de fixer les règles du jeu.

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samedi 4 octobre 2008

Des mesurettes en veux-tu ? En voilà !

Dans la famille des mesurettes de M. Darcos, le MJS demande le « code pour la paix scolaire ».

Monsieur Darcos a manqué sa vocation de magicien, il sort chaque jour de son chapeau une nouvelle idée. En bon sarkozyste, il dépoussière une vision archaïque de l’école pour lui donner des allures de modernité. arton1288_200x150Pourtant ses idées manquent un peu de cohérence et semblent totalement déconnectées de la réalité.

M. le ministre veut responsabiliser les élèves, les parents, les professeurs, mais il oublie de donner les moyens à chacun de jouer son rôle. Les professeurs doivent être performants avec des classes surchargées et des conditions de travail dégradées. Les parents sont stigmatisés sans être soutenus. Les élèves doivent réussir sans encadrement pédagogique.

L’école n’est pas une zone de guerre et de compétition, elle doit être le cadre de vie et d’émancipation des citoyens en formation. Face à l’insécurité sociale grandissante, l’école ne peut pas être traitée de manière isolée. Elle doit être une priorité pour la République et par conséquent être au centre d’un projet de transformation sociale.

M. Darcos prône la régression vers une école à deux vitesses, nous militons pour le progrès, une école du vivre ensemble. La priorité n’est pas de réinventer la "charte de bonne conduite", mais de donner à la communauté éducative les moyens matériels, financiers et humains d’accomplir au mieux sa mission. L’éducation nationale doit lutter contre les inégalités et l’exclusion dès le plus jeune âge pour donner à tous les moyens de réussir et de s’investir dans la vie de la cité.

Posté par mjsgers à 10:30 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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