jeudi 22 mai 2008
Lycéens : les raisons de la colère
Tribune de Florian LECOULTRE, Président de l'Union Nationale des Lycéenne, parue dans le Journal Le Monde le Jeudi 15 mai.
Si les lycéens descendent dans la rue depuis deux mois c'est bien que leur mouvement touche à des enjeux essentiels pour l'avenir du service public d'éducation. Des mobilisations locales, associant enseignants, parents et élèves ont débuté dès la notification aux établissements des dotations horaires avec lesquelles ils sont censés fonctionner lors de l'année scolaire 2008-2009. Au-delà des 11 200 postes en moins à la rentrée 2008, ce sont les 80 000 suppressions prévues pour les trois années à venir, s'ajoutant aux 25 300 postes supprimés depuis 2003, qui inquiètent la communauté éducative.
En effet, alors que le nombre d'élèves augmente, com
ment lutter contre l'échec et la reproduction sociale, comment élever le niveau de formation en supprimant les moyens d'un suivi individualisé des élèves ? Sur le terrain, les effets de ces coupes budgétaires massives se font déjà ressentir : les classes dépassent désormais fréquemment les 35 élèves, de nombreuses options sont supprimées, accélérant la ghettoïsation de certains établissements... L'impression domine actuellement d'avoir atteint un point de non-retour dans les lycées.
Les suppressions de postes cristallisent aujourd'hui le mécontentement car elles traduisent une politique à courte vue, tournant le dos à toute véritable ambition éducative. Lors de sa récente intervention télévisée, le président de la République a malheureusement confirmé l'objectif purement comptable des réformes éducatives du gouvernement. La réforme du bac professionnel, conduite sans les lycéens, en est l'exemple type : ne cherchant ni à sortir ces filières de leur image de relégation, ni à réduire l'échec massif dont les lycéens professionnels sont victimes, elle semble ne poursuivre que l'objectif comptable de supprimer une année de formation.
Les lycéens ne sont pas conservateurs ; au contraire, ils exigent des réformes, mais considèrent qu'elles doivent porter une ambition éducative, répondre à l'objectif d'une école plus juste, permettant l'émancipation des jeunes et l'élévation du niveau de formation de la population. Les moyens doivent ainsi découler des objectifs politiques fixés à l'école, et non constituer un préalable conduisant à revoir les objectifs à la baisse. L'Union nationale lycéenne porte de nombreuses propositions pour réformer le système éducatif. C'est la réforme du collège unique en diversifiant certains enseignements pour lui permettre de redevenir le lieu de la mixité sociale, le renforcement du lien entre le secondaire et le supérieur, un vrai service public d'orientation capable de dispenser une information gratuite et de qualité à tous les élèves.
C'est le lycée polyvalent qui mêle les filières professionnelles, technologiques et générales dans un même établissement, favorisant les passerelles. C'est une pédagogie interdisciplinaire, un service public d'aide scolaire qui permette aux familles d'éviter le recours au privé pour assurer les missions de l'école. C'est une refonte des rythmes scolaires et des programmes, une nouvelle architecture de l'évaluation et de l'examen du bac. Les pistes à explorer sont nombreuses et les propositions des lycéens détaillées et crédibles.
Le président de la République a raison : si les lycéens se mobilisent c'est parce qu'ils sont inquiets pour leur avenir et qu'ils ont le sentiment d'être une génération sacrifiée sur l'autel de la rigueur. Cette situation est loin d'être normale et devrait révolter l'ensemble de la classe politique. Comment en effet théoriser que par principe la jeunesse soit synonyme d'inquiétude pour l'avenir ? Comment se résoudre à ce que les jeunes Français soient les plus pessimistes d'Europe ? Les lycéens souhaitent au contraire en se mobilisant préserver leur droit à l'avenir et démontrer que la jeunesse doit être le moment de l'émancipation et de l'ouverture des possibles.
Crise des banlieues et mouvement lycéen contre la réforme du bac en 2005, mobilisation contre le CPE en 2006, mouvement des étudiants et lycéens contre la loi sur les libertés et responsabilités des universités en 2007, la fréquence des mobilisations de la jeunesse démontre, loin d'une tradition rituelle, l'ampleur de la crise sociale et générationnelle qui traverse le pays. Le gouvernement serait fort inspiré d'entendre le message de la jeunesse, faute de quoi c'est l'avenir de l'ensemble du pays qui sera compromis.
Les lycéens, en se mobilisant autour de revendications et de propositions claires, ont pris leurs responsabilités et montré l'absurdité des sempiternelles accusations de manipulation portées contre les jeunes qui se mobilisent. Lors de la rencontre avec Xavier Darcos, le 10 mai, ils ont obtenu de premiers reculs de la part du gouvernement. Des thématiques ont été dégagées qui vont dans le bon sens pour la future réforme du lycée, comme la mise en place d'un réel statut lycéen, ou encore d'un service public d'orientation doté d'un vrai contenu. Si ces avancées sont significatives, elles ne sauraient être considérées comme suffisantes et les lycéens attendent désormais du ministre qu'il réaffirme son ambition pour le système éducatif par la mise en place d'une exception dans l'éducation nationale à la logique de suppressions à grande échelle de postes qui prévaut dans la fonction publique.
mardi 18 décembre 2007
Les nouveaux chiens de garde
Les média : un contre pouvoir ? Bien difficile à croire lorsque l’on ouvre les journaux où que l’on regarde les informations télévisées… Reprenant l’expression que Paul Nizan avait consacré a certains intellectuels dans les années 30, les dénonçant comme chiens de garde du capitalisme, Serge Halimi démontre dans les nouveaux chiens de garde que les média, loin d’être un quelconque contre pouvoir, sont bel et bien au service d’une idéologie qu’ils sont prêts à défendre bec et ongles : le libéralisme pour seul horizon.
Dans un livre court, qui comprend beaucoup d’exemples et de citations pour appuyer les propos, Halimi s’en prend aux rapports qu’entretiennent les journalistes avec les politiques et les grands groupes industriels.
Journalisme de connivence, que la détention de la quasi-totalité des médias par quelques grands industriels ne fait que renforcer.
S’il existe bien des journalistes qui tentent de faire correctement leur travail, ils doivent faire fasse à la pression des patrons et à la précarité.
D’autres à l’inverse, font preuve d’omniprésence : Ils squattent plateaux télés, colonnes dans les journaux, rayons des librairies, ou temps d’antenne à la radio. Ceux-ci ont donc tout l’espace pour véhiculer leurs idées et n’hésitent pas à se renvoyer l’ascenseur.
Cet essai démontre la nécessité pour la démocratie que le pouvoir se mêle de la question des média, non pour les rendre serviles mais bien au contraire pour qu’ils puissent avoir une expression libre qui ne soit pas celle de la pensée dominante.
"Les nouveaux chiens de garde"
Par Serge Halimi, Liber-Raisons d’agir,
édition augmentée 2005
vendredi 26 octobre 2007
Offense au Président
Pas d'offense au président de la République : saisi par le commissariat de La Rochelle, le procureur a jugé "inopportun" de poursuivre les étudiants de l'Unef, arrêtés alors qu'ils placardaient la dernière campagne choc du syndicat
Le but
de cette affiche était de "mettre à l'honneur" le chef de l'Etat, coupable, pour le syndicat étudiant de gauche, d'allouer de faibles moyens "à l'éducation et à l'enseignement supérieur malgré les engagements du candidat Sarkozy". Une campagne nationale que la section rochelaise relaie le 10 octobre. Peu avant minuit, trois étudiants sont interpellés alors qu'ils collent des affiches et emmenés au commissariat. Et les questionnent, selon le récit des étudiants: "Que pensez-vous de cette affiche? Pourquoi la collez-vous? Le feriez-vous si cela avait été avec le salut nazi ou avec une croix gammée?" Ils sont relâchés au bout de deux heures, avec la perspective d'être poursuivis pour "offense au président de la République".
Prévu dans la loi sur la presse de 1881, ce délit -passible de 45000 euros d'amende- n'a pas été utilisé depuis... la présidence de De Gaulle, si l'on en croit le site Légifrance. Après Mai 68, plus rien. Même si Nicolas Sarkozy a déclaré son intention de "liquider l'héritage" de la révolution étudiante, une telle résurrection aurait fait tache depuis qu'il a déclaré préférer "l'excès de caricature à l'excès de censure" (sur LCI, en février 2006, pendant l'affaire des caricatures de Mahomet).
Est-ce la raison qui a poussé le procureur de La Rochelle qui a suivi ce dossier en personne, à le classer sans suite vendredi dernier? "Il a jugé la poursuite inopportune", répond-on au greffe du parquet, sans plus de précision.
mercredi 26 septembre 2007
Mon 1er La Rochelle
Voici le témoignage d'une jeune militante du Gers, loin des clichés "journalistiques" ou des "reportages télévisuels"...
L’Université d’été : on m’en a parlé, j’en ai rêvé, je l’ai fait.
Des camarades de tous les horizons du pays se pressent à l’entrée de l’espace Encan. Suite à la séance d’ouverture, armée de mon cahier militant, je me rends aux premiers ateliers de l’après-midi : l’individualisme contemporain et l’élection, animé par Henri Weber, les médias dans le moment électoral, présidé par Elisabeth Guigou… Les débats sont intenses mais l’ambiance bon-enfant, un air de rentrée anticipée plane dans les locaux. Sur les bancs de l’université, les échanges sont animés : Y a-t-il une droitisation de la société française ? Quels liens entretiennent les médias avec le pouvoir ? Le niveau des discussions est élevé, on parle de crise du civisme, de bataille idéologique. Toutes les tendances s’expriment, des camarades du PS habitués des universités d’été, nous font partager leur expérience. Le Parti Socialiste, c’est une grande famille.
Le soir, nous rejoignons l’espace MJS pour une rencontre avec François Hollande. Cette fois encore, on ne mâche pas ses mots : déçus, indécis, ou optimistes, les militants s’inquiètent de l’avenir du Parti. L’éloquence et l’humour du premier secrétaire mettent finalement tout le monde d’accord, cependant les doutes persistent : la refondation demandera du temps, du travail, mais surtout des consensus.
Le samedi matin, j’ai l’occasion de croiser un grand nombre de nos élus : j’échange quelques mots avec Philippe Martin, Bertrand Delanoë et Henri Emmanuelli donnent une interview, Ségolène Royal assiste en simple militante à un atelier sur l’extrême gauche dans les élections… C’est une ambiance à la fois simple et surréaliste. Le syndicalisme n’est pas non plus oublié, avec la présence de Bruno Juillard, venu présenter les revendications de l’UNEF quant à la réforme de l’autonomie des universités. Tous sont unanimes : à la rentrée, il va falloir lutter.
L’université d’été de La Rochelle c’est aussi et surtout des rencontres : banquet républicain, soirées au café avec des camarades du Gard et de la Loire-Atlantique, ponctués par quelques chants de l’internationale… On échange nos impressions sur les ateliers de la journée, et, bien vite, la question de la refondation est remise sur le tapis. Les divergences d’opinion de nos aînés se font également sentir chez les MJS : Sociaux-démocrates, JSR, Nouvelle Gauche, chacun veut faire entendre sa voix et veut rallier ses camarades à son idéal. Les discussions se terminent très tard au camping, autour d’un verre. Des numéros sont échangés, on promet de poursuivre le débat le lendemain ou durant les congrès à venir.
Ces trois jours furent une expérience extraordinaire à tous les niveaux. Pour une toute jeune militante, l’université d’été est une formidable école : des ateliers toujours instructifs, des rencontres enrichissantes, qui m’ont permis d’étoffer un peu plus ma culture politique. Mais surtout, l’envie de se battre pour refonder la gauche, pour avancer encore vers l’union, et pour, ensemble, lutter pour une France plus sociale, et socialiste…
vendredi 24 août 2007
PS : clarifier le discours
Ceci est une tribune de Philippe MARTIN, député du Gers, parue ce jour dans les pages Rebonds de Libération. Un point de vue que les jeunes socialistes gersois sont fiers de mettre en ligne sur leur blog.

Convaincre les Français de nous refaire confiance relève de l’exploit. Par Philippe Martin, député PS du Gers
Refondation ou changement de nom ? Derrière tous ces mots que les socialistes, jeunes ou moins jeunes, lancent comme autant de gages de bonne volonté mais également de signaux de détresse, c’est la question des raisons et de la durée de notre disgrâce qui est posée après une nouvelle défaite à l’élection présidentielle.
Nul n’en connaît aujourd’hui le terme. Cinq ans ? Dix ans ? Les plus pessimistes — ou les plus pressés — ont tranché en gagnant dare-dare les lignes ennemies, seules capables d’apaiser leur angoisse de disparaître. Mais ces aventures individuelles, rebaptisées pour la circonstance «intérêt supérieur de la nation», sont anecdotiques.
Pour l’avenir, tout dépendra de nous et de l’honnêteté avec laquelle nous tenterons de comprendre ce qui a pu conduire un parti ayant incarné pendant tant d’années le changement, l’espoir et le progrès, à être aujourd’hui rejeté par plus de 50 % des Français. Comprendre pourquoi ses dirigeants, à force de querelles recuites, de débats non tranchés et d’un goût parfois immodéré pour les plans de carrière à court terme sont devenus, à leur corps défendant, les acteurs de nos déconvenues. Cette approche suppose que nous admettions, par principe, qu’une critique n’est pas un procès et qu’un tabou qu’on a pas le courage d’aborder, demeure un frein dans cette quête de vérité.
Le discrédit collectif qui nous frappe est injuste pour ces centaines d’élus locaux socialistes qui font leur travail dans la fidélité à leur engagement de jeunesse et inventent au quotidien un socialisme de proximité. Seulement voilà, l’addition de nos expériences locales, fussent-elles régionales, ne saurait constituer le grand projet que les Français nous réclament. Nos compatriotes veulent un horizon et des propositions concrètes pour améliorer leur vie quotidienne. Ils veulent aussi les mots pour comprendre où nous allons. Nicolas Sarkozy a gagné la bataille idéologique, il a aussi remporté la bataille sémantique en rendant intelligibles ses propositions quand les Français en étaient à se demander si nous croyions aux nôtres. Ordres, contre ordres, difficile d’y voir clair et d’avancer droit dans ces conditions. Voilà le premier défi à relever, celui de la clarification. Clarification des priorités, clarification du discours, lesquelles conduiront naturellement à une clarification des alliances. Pour y parvenir, il nous faut d’abord dresser la liste des obstacles supposés à cette entreprise.
Est-ce un problème de génération ? Le charme des têtes nouvelles, souvent bien faites, le fantasme de la feuille blanche et des bonnes résolutions de début d’année, conjugués au toujours très populaire «sortez les sortants», fait de la «rénovation par l’âge» l’exutoire commode de notre embarras. C’est un peu court. Est-ce une question de travail ? Si tel était le cas, c’est plus l’absence de tri que la quantité et la diversité qui aura fait défaut. Ayant dit tout sur tout - y compris son contraire - nous serions bien inspirés de convier à nouveau à notre table ces experts trop vite remerciés, et retrouver avec eux une crédibilité sans laquelle rien de solide ne pourra se construire.
Est-ce un problème d’identité socialiste ? C’est s’interroger sur la composition sociologique du Parti socialiste et se demander quelles sont les catégories sociales que nous voulons, en priorité, représenter et défendre. Exercice délicat, tant l’hétérogénéité de notre «corps militant» s’est accrue avec les années et le rythme soutenu des alternances pouvoir opposition. Les militants des quartiers populaires ou des territoires ruraux dont l’adhésion remonte aux débuts des années 70 et qui restent souvent très attachés à l’union de la gauche, cohabitent désormais avec des adhérents plus récents qui nous apportent un regard neuf et des idées utiles, mais qui bouleversent aussi - ayons le courage de le dire - nos habitudes en subordonnant la marche des affaires aux circonstances, qu’il s’agisse de la ligne politique, de l’ordre de nos priorités ou des alliances futures. L’objectif d’un parti de masse est un objectif juste et souhaitable, mais il porte en germe des difficultés supplémentaires, qui tiennent à la formation et à l’éducation de ses militants, ainsi qu’à la cohérence de son expression.
Est-ce une question de ligne politique ? A quoi bon le nier, les divergences idéologiques sont importantes au Parti socialiste. Sont-elles surmontables ? Pas sûr. En tout cas, pas à n’importe quel prix ! Entre ceux qui continuent de penser que les écarts entre classes sociales grandissent et justifient la poursuite de l’esprit de lutte, et ceux qui se résignent à n’avoir pour seul objectif que d’atténuer les effets de la mondialisation, le claquage idéologique nous guette à chaque congrès. Ce n’est pas parce que nous en avons dévalué le sens que la «synthèse» est devenue un vilain mot, mais chacun voit bien que le consensus à tout prix n’est plus défendable, ni opérant. Il aboutit presque toujours à l’affadissement de notre discours, nourrit du ressentiment chez ceux qui estiment avoir trop concédé et suscitent la défiance de nos électeurs.
Est-ce une question d’ambitions personnelles, à la fois trop nombreuses et mal maîtrisées ? La question renvoie à l’obligation faite à un parti moderne ayant vocation à exercer le pouvoir, d’identifier clairement et suffisamment à l’avance son leadership. Parce que nous avons trop de talents (version optimiste), parce qu’aucun ne se distingue assez (version pessimiste), parce qu’il y a trop de «Sarkozy de gauche autoproclamés» (version actuelle), nous échouons régulièrement sur cette question et rien n’indique que nous ayons trouvé la solution. Et pourtant, si aucun de ceux ou de celles qui estiment avoir l’étoffe et la légitimité ne renonce à sa propre ambition dans un acte forcément sacrificiel, alors nous perdrons, encore, et ce quel que soit le talent de celui ou de celle qui nous représentera in fine. La sélection démocratique qui nous a permis de choisir notre candidat pour 2007, a montré ses limites et a révélé ses dangers. Et même si la question fait débat, il paraîtrait logique que, le moment venu, le premier des socialistes, adossé à un projet partagé et porté par tous les militants, soit reconnu par les Français comme le candidat de l’alternance à gauche. Il n’est pas facile d’être socialiste aujourd’hui, et c’est peut-être là l’explication centrale de la mauvaise passe dans laquelle nous sommes depuis 2002.
Une société où l’on célèbre chaque jour d’avantage la réussite individuelle au détriment de l’engagement collectif, des citoyens résignés par un discours mondial déniant aux hommes politiques la capacité de peser vraiment sur le cours des choses et la vie des gens sont plus propices au renoncement et à la capitulation qu’à la renaissance et au combat. Raison de plus pour le mener !Dans un tel contexte, persuader les Français de l’utilité de la proposition socialiste, les convaincre de nous faire à nouveau confiance relève de l’exploit. Il faudra donc travailler, trier, clarifier, faire approuver et assumer avec fierté et détermination. A la veille de l’ouverture de la Coupe du monde de rugby, ajoutons-y l’utilité pour les socialistes de s’inspirer des valeurs de ce jeu où le «vivre ensemble» est la clef du succès et où l’on gagne, même lorsque l’adversaire est redoutable, en faisant preuve d’humilité et de respect, d’amitié et de sens du sacrifice, bref de fraternité.

