vendredi 12 octobre 2007
Mêlée ouverte, opposition à muscler, 1ers actes de rénovation
Les faits divers, il les transforme en « coups médiatiques permanents », avec « l’ouverture à gauche » il fait sienne la garantie de réussite politique de son gouvernement, de part son omniprésence de chef d’État, de chef de gouvernement, de chef de majorité, SARKOZY a créé une période de doute dans l’opposition, en la rendant inaudible et en partie inopérante. Pendant ce temps là, il mène des réformes injustes (cf.dossier central), brutale en matière de répression sur l’immigration, dangereuse par le fichage permanent de tous les actes administratifs et de police.
En transformant l’Élysée en studio de télévision permanent, il inonde les rédactions des télés, des radios, la presse écrite ou le web. Il y a des poches de résistances qui dénoncent cette « communication d’État » version XXI siècle. Tout y est soufflé, encouragé, récompensé mais rien ne s’impose, tout s’achète, se monnaye, s’échange sans oublier de promouvoir les amis du pouvoir, et d’offrir en contre partie, des ventes d’une partie de l’outil industriel et économique de l’État.
Même si nous ne sommes pas à l’abri de la prochaine « fausse ou vrai annonce » ou du prochain rebondissement des nombreux épisodes de la mauvaise série B élyséenne, SARKOZY reste avec ses « frasques » le feuilleton apprécié des français au regard des indices de satisfaction de la « démocratie sondagière ».
En cette rentrée politique, la mêlée est ouverte et pour réussir les chantiers de la refondation, du renouvellement idéologique et pour gagner une bataille culturelle avant les élections, les socialistes doivent muscler leur opposition en posant pour les prochaines échéances électorales nos 1ers actes de rénovation.
Ouvrons les yeux aux « téléspectateurs citoyens », sortons des « sentiers battus » des individualismes outranciers et du sentimentalisme politicien, et faisons encore et toujours de la politique. Expliquons les inégalités, mettons en perspectives les solutions de politiques réussies à gauche, posons des rapports de force profitables à ceux qui ne possèdent pas pour que le pouvoir d’achat progresse rapidement pour tous, innovons dans les taxations pour récupérer des marges de manœuvre pour nos systèmes de protection sociale ; créons la dynamique à gauche autour d’un projet rénové et refondé. En prenant en compte les réalités sociales, en apportant des réponses pragmatiques, en soulageant quand il le faut, en changeant au bon moment les systèmes de protection et les outils de l’action publique. Cela passe par 3 engagements majeurs : Éducation d’abord, un choix de développement durable, ensuite, ou les questions sociales, environnementales et économiques coexistent et évoluent ensemble, et enfin dans un cadre, la République, par un renouvelant de la citoyenneté.
Une fois de plus, retroussons nos manches. Donnons aux municipales et aux cantonales de 2008, les premiers accents de notre rénovation. En réaffirmant avec force notre identité et nos valeurs, en préparent les générations politiques de demain, en créant des dynamiques nouvelles et des réseaux d’action populaire, ayons de l’audace à gauche dans les réponses politiques, sans reniement et sans résignation. Construisons ce socialisme municipal du XXI siècle pour gagner en 2012.
Michaël BOUTINES
mb.mjs@orange.fr
mardi 14 août 2007
Services compris !
Le service minimum, voilà une mesure qui n’est encore que du vent, de l’esbroufe à la Sarko, de la poudre aux yeux. Cette nouvelle façon de gouverner qui plaît à beaucoup de personnes mais ne bénéficiant qu’à quelques-uns.
Objectivement depuis quand n'avons-nous pas connu un conflit salarial dans les transports en commun entraînant une longue grève ? Période suffisamment longue où le système D commence à lasser et où les usagers sont à bout de nerfs ? En effet, si on arrive toujours à se débrouiller pour un jour ou deux, lorsque les conflits s’installent dans la durée, il devient difficile de gérer le temps de présence au travail et la vie quotidienne. À l’heure actuelle nous sommes surtout face à une ou deux journées de grève, trois à cinq fois par an. Un temps suffisamment court pour que le système D fonctionne encore.
Aujourd’hui, le problème est bien plus pernicieux et bien plus contraignant que ces grèves occasionnelles. Apparemment le fait qu’un nombre important de trains soit en retard voire supprimé n’intéresse personne, ou en tout cas pas le nouveau "grand manitou de France".
Je vous accorde que les retards tendent à diminuer. Tout le monde doit en convenir. Mais c’est tout simplement car il est plus facile de supprimer un train que de le faire partir en retard. C’est tout une logique qui nous échappe à nous "simples mortels". La raison de ces suppressions ? Un train en retard rentre dans certaines statistiques, un train supprimé dans d’autres statistiques. Et bien entendu la SNCF communique bien volontiers les statistiques sur les retards, qui mathématiquement diminuent. Donc il vaut mieux un train supprimé qu’un train en retard, sauf bien sûr pour l’usager qui attend son train soit pour aller travailler, soit pour rentrer chez lui.
"Faisons un rêve" : imaginons un train avec 1 ou 2 minutes de retard (personne n’est parfait) qui ne serait pas bondé car le précèdent a été supprimé et qui aurait une climatisation ou un chauffage qui fonctionne (et tant qu’à faire la bonne saison !).
Cela ne me paraît pas être service de luxe. Ceci est un service public. Car si avec un abonnement de travail le train peut se relever financièrement intéressant, et écologiquement utile, beaucoup sont ceux qui ne continuent pas car il faudrait partir une heure plus tôt le matin pour être à l’heure au travail, tout en n’étant pas certain de rentrer à l’heure le soir, sans compter que si l’on a un rendez-vous il faut toujours prévoir de prendre le train précédent, au cas où… Bref une gymnastique qui peut se révéler bien compliquée et fatigante, entraînant des difficultés de la vie au quotidien.
On ne peut cependant pas enlever à la SNCF quelques innovations.
Une des dernières innovations ce sont des services de SMS pour prévenir les usagers que les trains seront en retard ou supprimés, comme ça d’ailleurs pas besoins de chercher à remédier à ces retards ou à ces suppressions puisqu’on prévient le client que son train sera en retard…. Très jolie façon de raisonner ! Mais le pire c’est que ces services ne fonctionnent même pas…
Quant à bénéficier d'une information à la SNCF, il "vaut mieux se lever de bonne heure". D’abord, il faut le savoir « ce n’est jamais de [leur] faute »… Non c’est la Région qui ne met pas assez de trains à disposition de la SNCF, c’est Réseau Ferré de France qui n’entretient pas les voies, etc.…. De nouvelles questions se posent : comment une Région pourrait mettre à disposition du matériel lorsque la SNCF demande que des trains soit supprimés pour des raisons de sécurité. Moins de trains circulent mais il en manque ? Cela paraît effectivement fort logique !
En ce qui concerne RFF, les dirigeants de l'entreprise nationale oublient un peu vite qu’il n’y a pas si longtemps RFF et la SNCF étaient une seule et même entité (il est vrai que 1997 peut paraître si loin…C’était techniquement il y a un siècle) et que si les travaux sont si considérables et importants peut être étaient-ils prévisible à ce moment-là ?
Enfin, il reste à attendre les explications ou à comprendre les raisons des retards ou des suppressions de trains, mieux vaut ne pas les chercher. D’ailleurs pour la petite histoire même les conducteurs ne savent pas toujours pourquoi leur train est retenu en gare !!
Tout ça pour dire NON à un service minimum des transports collectifs qui ne serait que de la poudre aux yeux, de la démagogie à l'encontre de ceux qui n'utilisent jamais les transports publics, mais OUI à un service public maximum où l’usager ne serait pas pris pour un "pigeon" par une entreprise qui oublie un peu vite que ces usagers sont aussi des clients. Cette entreprise publique devrait avoir comme corollaire des investissements à long terme, de construire un dialogue social respectueux, d’ouvrir des dessertes plus nombreuses et de répondre à l'évolution de territoires, en prenant en compte les impératifs écologiques, économiques et sociaux.
Aurélie
mercredi 8 août 2007
Belote, rebelote, dix de der et capot...
Après 4 mois de campagne intense pour le MJS 32, il temps de prendre des vacances et de profiter pour celles et ceux qui le peuvent des jours d’été. J’ai en mémoire nos instants de campagne, le petit café au bistrot avant et après les tractages, nos nombreuses visites guidées des places et des marchés des villages gersois, des balades sur les routes et des raccourcis qui n’en sont pas au travers de notre « splendide » Gers.
Mobilisés dès que possible, entre 2 examens, avec les périodes de révisions ou de boulot, les jeunes socialistes gersois ont démontré leur exemplarité militante pendant ces campagnes présidentielles et législatives. Au rythme des « textos » de Romain et en imposant une intensité à cette campagne de terrain, nos aînés du PS saluent votre militantisme et ils vous adressent leurs remerciements. Rencontres, interpellations, engueulades, moments insolites, micro trottoirs, débats en tous lieux et par tous les temps, vous avez été à la hauteur d’une campagne électorale. Cette expérience de terrain, c’est à nous de la faire fructifier, à la transmettre et à la faire vivre en continuant à faire venir de nouveaux jeunes. Pour les plus jeunes militants,vous allez connaître un autre temps militants, c’est la période d’un Congrès.
Le 8ème Congrès du MJS autonome est ouvert depuis le Bureau National de Juillet. Vous allez découvrir cette procédure, ces textes de fond, y participer en prenant part aux débats, aux réflexions jusqu’au congrès national des 2, 3 et 4 novembre, du congrès gersois ensuite et du « fameux » CCR de Midi Pyrénées enfin.
Cet édito estival aura une saveur particulière. J’aurai apprécié le faire dans une autre configuration politique mais les urnes ont tranché différemment. L’élection de SARKOZY comme Président de la République et la validation d’une Assemblée Nationale « bleue » nous rappelle la réalité politique française. Et, c’est à ce moment là, que resurgit ces discussions de retraités jouant à la belotes autour de la table d’un café : « belote, rebelote, dix de der et capot ». La partie est perdue, l’humiliation qui en découle fait mal. Mais en ramassant les cartes pour distribuer à nouveau, on peut facilement entrevoir un rebond…
Même si des territoires ont résisté comme le Gers, même si il y a eu le sursaut de la TVA sociale, l’exceptionnelle participation civique de la présidentielle, les présences nombreuses dans les meetings, les ventes de journaux, les audiences télévisuelles ont contribué, en partie, à un regain pour les enjeux de la démocratie. Une aspiration « à la rupture » ou « au changement » et même parfois aux deux, est née pendant la présidentielle qui ne s’est pas forcément répétée aux législatives. Un phénomène politique s’est produit pour ces présidentielles 2007 avec l’avènement d’une surreprésentation médiatique et civique de cet enjeu électoral, sans alternance politique qui devenait la règle depuis 1981, une bipolarisation « à la française » accentuée et une force de « contestation centriste ».
C’est la troisième défaite consécutive de la gauche à l’élection présidentielle. Trois autres défaites législatives, en 1993, 2002, 2007 sont venues consacrer le règne d’une droite qui s’assume et qui gagne une bataille idéologique et culturelle sur la gauche.
La victoire de SARKOZY, c’est la 1ère élection présidentielle gagnée contre la jeunesse. Réalité politique d’aujourd’hui, nous avons la responsabilité de maintenir la majorité des jeunes dans le camp du progrès social et de l’émancipation humaine pour que demain le poids électoral des jeunes et nos choix générationnels de société soient dans le camp des vainqueurs à gauche.
Prenons en compte que les jeunes qui nous rejoindront parmi les nouvelles générations n’auront connu que la droite au pouvoir. Et c’est un parallélisme de destin que nous partageons avec ceux qui furent les acteurs du processus qui mena la gauche à la victoire du 10 mai 1981. La plupart de ces jeunes, nés après la chute du mur de Berlin, n’auront été témoins, à défaut d’en être acteurs, ni de l’Union de la gauche, ni des errements de l’ouverture qui contribuèrent au désastre électoral de 1993, car de tout temps lorsque la gauche donne le sentiment de ne plus être la gauche, la gauche perd. C’est cette nouvelle génération qui incarne, à elle seule, tous nos espoirs.
Alors nous devons construire à nouveau en prenant la mesure de nos erreurs, de nos questions non tranchées, d’une validation politique de nos propositions par des militants représentatifs de notre société. Ce chantier s’appelle la refondation du PS et de la gauche. Après avoir milité pour une rénovation après 2002 (qui n’arriva jamais réellement tant sur le fond que sur la forme), nous entrons dans un processus de refondation. S’il faut décloisonner nos murs, il faut le faire en respectant celles et ceux qui les ont construits, s’il faut dépoussiérer notre idéologie, il faut le faire sans se renier ni se résigner.
Les débats de l’Université d’Eté, notre congrès, les forums du PS doivent nous donner l’occasion d’une « mise au clair » de nos valeurs. Une fois que nous « vivrons mieux nos valeurs » nous pourrons à nouveau les faire partager. Avec des valeurs de gauche comprises et des engagements répondants précisément aux problèmes du quotidien d’emploi, de pouvoir d’achat, d’égalité et de justice sociale et en prenant en compte les dérives « conservatrices » de notre société, alors seulement à ce moment là, la gauche peut devenir à nouveau majoritaire dans ce pays. De part les expériences multiples des élus socialistes dans les communes, la moitié des départements et la quasi-totalité des régions, nous construire sur notre identité socialiste, sur nos valeurs et l’exercice des responsabilités le socialisme du XXI siècle. Un socialisme assumé, partagé et garant de solidarité, de performances et de justice sociale et écologique.
Les jeunes doivent être les « fers de lances » de cette refondation. Des réflexions justes pour des réponses précises aux questionnements sociaux, environnementaux, économiques et de société. Face à la précarité galopante, face à des solidarités à renouveler, face à l’enjeu du développement durable comment apporter aux travailleurs, aux salariés, à ceux qui souhaitent créer une entreprise, aux associatifs, à ceux qui sont en galère, des outils et des réponses. Nous devons créer les conditions d’adhésion à un projet collectif tout en apportant des réponses aux difficultés du quotidien. Comment sortir de référence individualiste ? Comment sortir des références « immigration et sécurité » à tous les journaux télévisés et dans toutes les conversations de comptoir ? Comment sortir des logiques de « star système » et « d’élimination directe par sms » ? Comment construire des réponses de gauche qui soient audible par une majorité de citoyens, pris en considération pour régler n’importe quels problèmes ?
La refondation est un match idéologique et culturel que nous devons gagner, sans tricher, sans « s’échapper au moindre petits coups » ou en se laissant influencer par des « arbitres de bonne conscience » ou par des « tacticiens du coup d’après ». A nous d’y prendre part, d’y être utile et convaincant, de faire vivre cette refondation avec les rendez vous électoraux de 2008 et de tous les mouvements sociaux, citoyens, ou associatifs que nous rencontrerons dans cet exercice.
« Génération 21 avril », « Génération CPE », nous voulons être maintenant la génération de « la Victoire » et nous comptons bien nous en donner les moyens.
Bonne vacances, et « à notre refondation » dès la rentrée !
Michaël

